Affichage des articles dont le libellé est ô ma depression. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est ô ma depression. Afficher tous les articles

dimanche 18 mars 2012

Où étais-je ?
J'étais perdue dans mes pensées, cherchant à retrouver mon autre moi.
J'étais perdue au milieu des nuages, tel de la barbe à papa.
Je me battais contre moi-même...
voulant atteindre le ciel, les étoiles, la lune, puis pourquoi pas le soleil.
J'étais perdue dans l'écriture et enjoliver mon journal. Journal commencé en janvier et qui va se finir très très bientôt. Pour en commencer un autre.

Ah ce journal. Je m'y retrouve un peu. Y glissant un dessin, des paroles d'une chanson parce que ses mots me touchent, me parlent, même si ca fait mal. Des poèmes s'y glissent. Des petites cartes : postales, de visites...des mots d'amis qui se collent aux pages. Des extraits de romans qui au moment de la lecture m'ont frappé pour leur vérité, ou tout simplement par ce que je m'y retrouve. Pareillement avec des articles...avec mes annotations sur ce que je pense du sujet traité. Des photos, images viennent également au rendez-vous.
En bref, c'est moi... 

Où en suis-je maintenant ?
Toujours aussi confuse, plus encore depuis que j'ai lu un petit livre avec des questions et lorsque j'ai répondu, ces réponses m'ont envoyé une autre vérité.

Où en suis-je maintenant ?
A la recherche d'une personne pour faire ma psycho-thérapie. Demain après-midi, je vois une personne éventuelle, en espérant que le contact passera entre elle et moi.
Mon généraliste a décidé qu'il fallait changer mon traitement. Après trois mois de cipralex, le médicament n'a pas fait l'effet désiré. Oui, je me sens mieux depuis que j'ai commencé le nouveau traitement mais... il y a ce mais avec ces questions sans réponses.

Ne mens pas ! Non, je dis la vérité. Il y a encore une semaine de ca, je dirais que j'étais dans un océan en train de me noyer cherchant à garder la tête en dehors de l'eau. Ne pas me laisser tenter de me faire happer par les déesses de l'océan, de l'eau.
Je cherche et veux savoir la vérité. Je sais que c'est moi qui ait la clé et je l'ai perdu. A moi de la trouver. Je sais que ca sera long, mais au moins je travaillerais dessus.

Le bon côté des choses, je sais que j'ai des amis qui me soutiennent, qui sont là, malgré la distance.
Le bon côté des choses, c'est de me dire que je vais bientôt revoir ma cousine le mois prochain. Dans un mois. Avant ca il y a le long week-end de pâques.

Puis, j'ai décidé que je ne devais pas en avoir honte de cette maladie. Ca a été plus ou moins une ombre à mon tableau depuis quelques années...

Donc merci à vous amis d'être là. Je sais que ca fait longtemps que je ne suis pas venue écrire ici. Et je l'ai expliqué plus haut pourquoi.


Pour finir, une petite vidéo qu'une amie a partagé. Comme elle a écrit, il a su trouver ses mots :

vendredi 27 janvier 2012

Incompatibilité

Comme je l'ai écrit dimanche, samedi je m'étais réveillée prise du nez et à la gorge. Dimanche j'avais hésité à appeler ma chef et lui dire que j'étais malade. Sachant que ma copine de travail / collègue était pas bien vendredi je lui avais demandé de ses nouvelles. Donc j'y suis allée. Après tout c'était pour une matinée.
Mardi fut très dur, j'étais perdu, et me sentais coupable à l'idée de voir le docteur alors que je l'avais vu vendredi. Et depuis dimanche soir suite à une conversation avec Bisounours j'avais des pensées assez sombres :(
Je décida de voir comment se passer la journée, et rassura S. en lui disant que je serais là le lendemain et étant mercredi - milieu de la semaine- il ne resterait que deux jours et ce sera bon.
Comme je me suis trompée. Mercredi matin fut encore plus dur ! J'ai cherché à expliquer à mon Bisounours comment je me sentais...mais ne trouvais pas les mots. Même pas en francais :/
J'hésita encore à prendre rendez-vous chez mon généraliste...pour me décider à la voir après le boulot après des pensées encore plus sombres. 
Etait-ce le fait que j'ai déjà ma maladie, qui me pompe l'énergie - du moins mon impression, plus de cette fichue crève qui n'arrange pas le tout et ne font pas bon ménage ensemble ? Ou bien ....?
L'après-midi même, je parle à ma chef et lui explique la situation. Que je pensais pouvoir gérer mais c'est la deuxième journée suivante où je n'en peux plus, que je n'ai plus force, plus de patience. Elle me dit que c'est pas un soucis et que je fais bien de voir le docteur.

Le docteur qui est en retard sur ses rendez-vous. Quand vous prenez rendez-vous dans ce cabinet médicale, il faut dire la raison. Donc je lui explique rapidement que depuis samedi vilaine crève, avec un peu de fièvre durant le week-end, et nez coulant jusqu'à la veille, et toux à présent. Et que j'étais plus que négative :(
Elle m'expliqua qu'en temps ordinaire, j'aurais fait ma semaine (c'est vrai) mais ayant ma dépression qui me fait ressentir cette pesanteur, fatigue physique, rien  n'ai aidant losrque j'attrape une cochonnerie comme là. Qui est la réponse du pourquoi je me sentais encore plus mal :( Que pour moi ca faisait trop à gérer (c'était comme ca que je me sentais). D'un côté ca me rassurait et je pouvais laisser savoir mes proches et mamour ce qui n'allait pas et que j'avais vu juste : ma maladie + une crève = mauvais mariage !

Donc depuis hier, je suis en arrêt,et commence à aller mieux aujourd'hui :) Ce serait peut être plus que bien que je me décide à mettre mes lectures à jours :D

dimanche 22 janvier 2012

Petite visite chez le médecin...

Vendredi je suis allée voir mon docteur traitant pour lui faire part que j'ai mes problèmes de sommeil qui sont revenus et savoir ce qu'elle me conseillera suite au rapport que ma "copine professionnelle" lui a écrit.
Certes je me sens mieux sauf que dernièrement j'ai encore cette fatigue physique qui entraine d'autres symptômes plus psychique...
Le docteur suite à sa lecture m'a demandé ce que je pensais à suivre une psycho-thérapie. Je lui fis par que je ne souhaitais qu'aller mieux. Que mon seul soucis c'est le cout : 100e par séance chez le privé, et je ne sais plus combien chez le public. Sachant que c'est une séance hebdomadaire mine de rien ca fait un sacré budget. Mais bon, que j'étais prête en suivre une.
Elle m'a rappelé que je pouvais avoir des aides de la sécurité sociale finlandaise. Que pour ca, je devais me rendre chez un psychiatre au moins trois fois, que celui-ci fera un rapport à Kela (sec. sociale finlandaise donc) et qu'après lecture, la personne décidera si oui ou non j'ai vraiment besoin de cette thérapie (cela doit toucher aussi mon travail, ce qui est le cas pour moi malheureusement). Si oui, cette personne décidera de la durée : 1 à 2 ans.

Ma toubib m'a refait une nouvelle prescription en doublant la dose cette fois-ci. Elle m'a laissé savoir que je devais prendre également un traitement le soir pour aider mes problèmes de sommeil, mais sachant que j'ai un peu peur du traitement et d'être comme un zombie, nous y allons doucement et l'adaptons au fur et à mesure. Donc si besoin est faudra que je la revois ou bien avec le psychiatre. Que de plus j'en avais pour un an de traitement :(
Lorsqu'elle m'a demandé si je ressentais le besoin d'être en arrêt maladie, je lui fis savoir que non. Il y a des jours où ce n'est pas facile, et dans ce cas là, je préviens ma collègue. Pour pas qu'elle pense que je suis feignante, que c'est juste un sale jour, j'arrive pas à me concentrer, focaliser sur quelque chose...


Mes idées, ma concentration, mémoire s'envolant...

Ma docteur m'a fait la remarque que je suis courageuse pour en avoir parler à mes collègues. Le suis-je ? Je me le demande encore. J'ai pu en parler à mes collègues parce que je voulais être honnête avec elles.Comment expliquer une semaine arrêt maladie sans avoir l'impression de leur mentir. Je ne leur pas dit le jour même où je l'ai su. Cela m'a pris trois ou quatre jours avant d'expliquer d'abord à S. ce qui n'allait pas avec moi.
M. je ne pouvais lui cacher. Je ne pouvais pas lui envoyer un texto lui disant : oh, je suis en arrêt pour la semaine, sans lui expliquer pourquoi.
J'avais peur de leurs regards mais finalement non. Il n'y a aucun cliché. Chacune d'elles ont soit un membre de la famille, proche, soit un ami qui est concerné par cette maladie.

Suis-je courageuse ? Mon cerveau reste par moment à bloquer lorsque je souhaite / cherche une idée art plastique :( Soit j'ai l'idée mais n'arrive pas à la poser sur papier.
Suis-je courageuse ? Comme je l'ai expliqué à la petite dame professionnelle, il y a deux copines à qui je n'ai pas parlé de ma maladie...parce que je suis sur que pour elles, comme pour la mère de mon filleul, c'est à cause de Bisounours : quitte le, et tout ira pour le mieux. Mais je sais très bien que ce n'est pas le cas. De plus j'ai bien peur que se soit des personnes qui pensent me connaître mais en fait ne savent rien de mon passé...

jeudi 29 décembre 2011

Comment ca va ?

Je sais cela fait un moment que je n'ai pas écrit. Ou que j'ai mis à jour mes lectures d'ailleurs.
Je vais mieux, il semblerait qu'il aurait fallu trois longues semaines à mon traitement afin de porter ses fruits. J'arrive de nouveau à me concentrer sur mes hobbies : faire un puzzle, art plastique / écrire, et surtout lire :) Par exemple j'avais commencé un puzzle fin septembre mais n'arrivant pas à me concentrer dessus, j'en faisais petit à petit. Donc quand je l'ai repris lors du week end de Noël, j'étais plus au début que bien avancé ou fini. En deux jours je l'ai fini :) et commencé, et bien avancé celui que j'ai eu à Noël. Même chose pour mes lectures. 
Je dois dire que les effets secondaires du médicament le temps qu'il fasse effet à mon cerveau, je m'en passerais bien : nausées horribles, mais les tout premier étant douleurs à l'abdomen, problèmes pour aller aux toilettes :s 
Le fait de parler une fois par semaine avec une professionnelle m'aide. Elle même ayant remarquait que j'avais l'air d'aller mieux. Il me reste encore deux séances avant qu'elle fasse parvenir un rapport à mon médecin traitant avec qui sera décidé si oui ou non j'ai besoin de suivre une thérapie, ou bien d'autres séances avec une personnes professionnelle.
Une de mes amies, à qui je me suis confiée, m'a écrit qu'elle a été touché. Toutes mes copines/ amies ne le savent pas. Par exemple la mère de mon fieul quand je lui dis que je devais annuler et pourquoi, sa première réaction fut de me dire de quitter Bisounours que j'irais beaucoup mieux ;-(
Bien sur j'en ai parlé de mes doutes et pourquoi. Même si la personne en face de moi m'a dit qu'elle me comprenait, elle m'a posé, à mon avis les bonnes questions. Je lui fis savoir que depuis que Marcel est entré dans notre vie cela a beaucoup changé de chose. Et puis que de toute facon l'amour rend aveugle.
Donc on cherche...

Depuis vendredi midi, je suis en vacances et reprend le travail lundi. Lorsque mardi, ma "copine" m'a demandé ca me faisait quoi à l'idée de retourner travailler lundi, heu, pour être honnête, je suis en vacances et pour moi lundi est encore loin. 
Cela faisait longtemps quand je voyais ma garde robe que j'ai pour cette saison que je voulais la changer. Donc mardi, après un long week-end, sans parler de la tempête qui a commencé durant la nuit de dimanche et continué jusqu'à mardi, et devant me rendre à Helsinki, je suis allée faire les soldes. Après trois ou quatre magasins, je commencais à  désespérer, maudissant le pays...jusqu'à ce que je me décide à faire un saut dans un dernier magasin et je n'en croyais pas mes yeux lorsque j'ai vu les rabais qu'il faisait !
Après trois quart d'heure dedans,j'en suis ressortie avec dix articles pour une somme de 134e, dont une économie de 240e sur le prix initial =)
Fallait voir la tête de la vendeuse, héhé. Wouaw, tout ces vêtements, qu'elle me dit. Heu, oui, je change ma garde robe :) Puis elle fut surprise qu'autant de vêtement était à si bas prix.
Sinon, je profite de ces vacances pour faire du tri dans mes affaires ( je suis bien décidée à faire un vide grenier l'été prochain en France : vêtements, livres, jeux vidéos, etc), marcher ( ca fait du bien d'avoir assez d'énergie pour le faire), lire, m'amuser avec Marcel, etc.

Normalement aujourd'hui j'aurais dut voir mon fileul...sa maman étant enceinte de six mois a annulé et m'a demandé à ce qu'on se voit demain étant notre dernière chance car lundi toute la famille déménage en Espagne. Il était 15h30...son tout premier texto me demandant si j'étais libre aujourd'hui, à 10h. Je lui avais fait rappeler que oui comme convenu j'avais garder ma journée libre pour eux. Mais bon.
Et là est le dilemme pour moi : je n'ai pas envie de courir à Helsinki demain :( J'aime garder le dernier vendredi qui précède le lundi de retour au boulot juste être tranquille, faire les courses, cours de gym. Je prend le train assez comme ca... Comme on dit en anglais "life is a bitch" et honnêtement je n'ai pas envie de prendre le train et faire près de deux heures de trajets aller-retour pour être sur place pour deux heures et demi :/

lundi 5 décembre 2011

Ma "maladie" et moi et mon travail

Je dois dire que je n'aime pas ce mot "maladie" pour parler de la dépression que j'ai actuellement. J'avais hésité en parler librement ici. Mais après tout ca fait partie de ma vie et c'est qui je suis. Je dois reconnaitre que même su j'avais du mal à accepter le verdict, je reconnaissais que j'ai besoin d'aide.
Le problème est ensuite, comme c'est marqué sur mon arrêt maladie, et que je doute que ma thérapie va durer une seule séance, dois-je en parler à mes copines de travail ou non ? 
La chef de mon lieu de travail était au courant : c'est elle qui gère les absences et je ne savais pas quel prétexte lui donner pour être en arrêt tout le reste de la semaine.
Puis S. m'avait demandé ce que j'avais pour avoir toute la semaine. Je lui avais répondu lorsque j'aurais digéré le diagnostic je lui en parlerais. Que je m'y attendais, que ce n'est pas la première fois. Quoique première fois que je demande de l'aide. Suis-je sur le bon chemin ? Pour S. lorsqu'elle a su vers la fin de semaine dernière après un mail de ma part, pour elle j'étais courageuse et forte de lui en avoir parlé. De plus d'accepter l'aide. Que cela renforcera notre équipe / amitié. Qu'elle même avait un ami avec cette maladie. 


Que dire à Ll qui m'a demandé ce qui m'était arrivée pour que j'ai pratiquement une semaine. Virus ? Ca me faisait de la peine de le lui cacher. C'est une personne que j'apprécie beaucoup et tout comme avec S. avec qui j'ai beaucoup partagé et avec qui je suis le plus proche au boulot. Je lui ai répondu que je pensais en parler lors de notre prochaine réunion. Puis elle m'a posé des petites questions par oui ou non, et en a déduit par elle-même. Tout comme S. elle m'a laissé savoir que son regard ne changerait pas sur moi.
De plus je prend un anti-dépresseur (cipralex) et que j'ai droit à certains effets secondaires :( Et ca durant les deux premières semaines j'ai lu sur des forums ;(

J'ai demandé à la chef si elle pensait que je devais en parler aux autres. Que S était au courant. Elle m'a dit qu'elle même était passée par cette maladie il y a quelques années, que cela a été difficile pour elle d'en parler. Que c'était à moi de le faire comme je le sentais. Que d'une certaine facon ca pouvait m'aider. Je lui ai fait savoir que je voulais juste être hônnete avec les gens que j'aime travailler avec et que j'apprécie. Je dois reconnaitre que d'en avoir parler de vive voix avec elle, ainsi que les deux autres filles. J'ai l'impression d'être plus moi même, d'être libre d'un poids.

Quand cet après midi, le seul gars de l'équipe m'a demandé ce que j'ai fait la semaine dernière, j'ai été surprise ! 
-Heu, j'étais à la maison.
- Oui, tu as fait quoi ? regarder la télé...
- heu, non. Lire et beaucoup pensé.
- Pensé n'est pas toujours bon.
- Toute facon, je pensais en parler lors de la prochaine réunion pourquoi j'ai été en arrêt maladie la semaine dernière, que je lui dis
- T'as pas besoin de le dire. De toute facon les affaires des autres ne me regardent pas, qu'il me répond.

Sur le coup je ne savais quoi répondre ! Je lui ai fait savoir que j'en avais longuement réfléchi et que cela ne me dérangeait pas. Et lui de revenir sur sa réplique. Ok, puisque c'est comme ca, je t'en parlerais pas. J'ai été surprise de son comportement. 
Si je souhaitais en parler. c'est suite à une conversation avec S qui m'a demandé combien de temps durerait ma thérapie. Je lui ai dit que je doutais que ca dure le temps d'une séance. Que près de notre poste de travail, les prochains jours étaient de 8 à 9h. Je ne me vois pas venir juste après au boulot. Alors elle me fait la remarque que si je dois m'y rendre une fois par semaine, voir une fois toutes les deux semaines et que je ne pouvais faire autrement que m'y rendre le matin, cela ne devait pas poser problème pour que je prenne une journée maladie. De me renseigner...

J'étais bien contente de pas être de fermeture avec lui ! Et heureusement que je devais retrouver une amie au centre commercial proche de mon travail.

Mais voilà que sur le chemin du retour ( j'aurais pu prendre le bus alors que je me sentais fatigué, mais le sol ne glissait pas) que j'ai fait à pied (30min de marche) voilà que cette conversation me revient à l'esprit. Je me sentais stupide et idiote d'avoir cru que se serait si facile, de le lui avoir lancé "banalement". Mais après j'ai essayé de penser positive en me disant que valait mieux que je lui en touche deux mots avant que attendre la réunion et lui faire attendre quelque chose qu'il ne souhaitait pas. Pourtant ce sentiment de me sentir bête m'a suivi une bonne partie du trajet :(

Je remercie mon amie Marie pour m'avoir changé les idées avec tout les petits bonhommes de skype ( on chatte souvent à travers skype tout en les utilisant. Surtout les originaux) sans oublier le lien que j'adore :D