lundi 5 décembre 2011

Ma "maladie" et moi et mon travail

Je dois dire que je n'aime pas ce mot "maladie" pour parler de la dépression que j'ai actuellement. J'avais hésité en parler librement ici. Mais après tout ca fait partie de ma vie et c'est qui je suis. Je dois reconnaitre que même su j'avais du mal à accepter le verdict, je reconnaissais que j'ai besoin d'aide.
Le problème est ensuite, comme c'est marqué sur mon arrêt maladie, et que je doute que ma thérapie va durer une seule séance, dois-je en parler à mes copines de travail ou non ? 
La chef de mon lieu de travail était au courant : c'est elle qui gère les absences et je ne savais pas quel prétexte lui donner pour être en arrêt tout le reste de la semaine.
Puis S. m'avait demandé ce que j'avais pour avoir toute la semaine. Je lui avais répondu lorsque j'aurais digéré le diagnostic je lui en parlerais. Que je m'y attendais, que ce n'est pas la première fois. Quoique première fois que je demande de l'aide. Suis-je sur le bon chemin ? Pour S. lorsqu'elle a su vers la fin de semaine dernière après un mail de ma part, pour elle j'étais courageuse et forte de lui en avoir parlé. De plus d'accepter l'aide. Que cela renforcera notre équipe / amitié. Qu'elle même avait un ami avec cette maladie. 


Que dire à Ll qui m'a demandé ce qui m'était arrivée pour que j'ai pratiquement une semaine. Virus ? Ca me faisait de la peine de le lui cacher. C'est une personne que j'apprécie beaucoup et tout comme avec S. avec qui j'ai beaucoup partagé et avec qui je suis le plus proche au boulot. Je lui ai répondu que je pensais en parler lors de notre prochaine réunion. Puis elle m'a posé des petites questions par oui ou non, et en a déduit par elle-même. Tout comme S. elle m'a laissé savoir que son regard ne changerait pas sur moi.
De plus je prend un anti-dépresseur (cipralex) et que j'ai droit à certains effets secondaires :( Et ca durant les deux premières semaines j'ai lu sur des forums ;(

J'ai demandé à la chef si elle pensait que je devais en parler aux autres. Que S était au courant. Elle m'a dit qu'elle même était passée par cette maladie il y a quelques années, que cela a été difficile pour elle d'en parler. Que c'était à moi de le faire comme je le sentais. Que d'une certaine facon ca pouvait m'aider. Je lui ai fait savoir que je voulais juste être hônnete avec les gens que j'aime travailler avec et que j'apprécie. Je dois reconnaitre que d'en avoir parler de vive voix avec elle, ainsi que les deux autres filles. J'ai l'impression d'être plus moi même, d'être libre d'un poids.

Quand cet après midi, le seul gars de l'équipe m'a demandé ce que j'ai fait la semaine dernière, j'ai été surprise ! 
-Heu, j'étais à la maison.
- Oui, tu as fait quoi ? regarder la télé...
- heu, non. Lire et beaucoup pensé.
- Pensé n'est pas toujours bon.
- Toute facon, je pensais en parler lors de la prochaine réunion pourquoi j'ai été en arrêt maladie la semaine dernière, que je lui dis
- T'as pas besoin de le dire. De toute facon les affaires des autres ne me regardent pas, qu'il me répond.

Sur le coup je ne savais quoi répondre ! Je lui ai fait savoir que j'en avais longuement réfléchi et que cela ne me dérangeait pas. Et lui de revenir sur sa réplique. Ok, puisque c'est comme ca, je t'en parlerais pas. J'ai été surprise de son comportement. 
Si je souhaitais en parler. c'est suite à une conversation avec S qui m'a demandé combien de temps durerait ma thérapie. Je lui ai dit que je doutais que ca dure le temps d'une séance. Que près de notre poste de travail, les prochains jours étaient de 8 à 9h. Je ne me vois pas venir juste après au boulot. Alors elle me fait la remarque que si je dois m'y rendre une fois par semaine, voir une fois toutes les deux semaines et que je ne pouvais faire autrement que m'y rendre le matin, cela ne devait pas poser problème pour que je prenne une journée maladie. De me renseigner...

J'étais bien contente de pas être de fermeture avec lui ! Et heureusement que je devais retrouver une amie au centre commercial proche de mon travail.

Mais voilà que sur le chemin du retour ( j'aurais pu prendre le bus alors que je me sentais fatigué, mais le sol ne glissait pas) que j'ai fait à pied (30min de marche) voilà que cette conversation me revient à l'esprit. Je me sentais stupide et idiote d'avoir cru que se serait si facile, de le lui avoir lancé "banalement". Mais après j'ai essayé de penser positive en me disant que valait mieux que je lui en touche deux mots avant que attendre la réunion et lui faire attendre quelque chose qu'il ne souhaitait pas. Pourtant ce sentiment de me sentir bête m'a suivi une bonne partie du trajet :(

Je remercie mon amie Marie pour m'avoir changé les idées avec tout les petits bonhommes de skype ( on chatte souvent à travers skype tout en les utilisant. Surtout les originaux) sans oublier le lien que j'adore :D

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